Dure vie que celle de l’intrépide chevalier de SpellSword. Imaginez-vous un seul instant dans un univers où tout vous est hostile. Muni d’une épée, d’une armure et de pouvoirs magiques, notre héros de pixels se lance dans une lutte dont l’issue semble sans fin. Un petit jeu qui se savoure comme un vieux Game & Watch.
A l’image de ces vieux jeux électroniques conçus par Nintendo dès les années 1980, SpellSword propose au joueur d’évoluer dans un tableau unique, sans scrolling, où le personnage principal doit survivre à des vagues d’ennemis. D’un côté un bouton pour sauter et un pour asséner des coups d’épée, de l’autre un pad gauche/droite, et voici pour la simplicité de la prise en main. Ici pas de fioriture, chaque niveau propose un challenge (tuer 20 ennemis, collecter des cartes…) qu’il faudra remporter en priorité. Blob, chauves-souris, oeil démoniaque, spectre, etc. une horde de monstres belliqueux viendront tâter du tranchant de votre épée. Car cette dernière peut, dès que vous collectez certaines cartes magiques, développer une série de pouvoirs destructeurs pour vaincre quiconque se dresse devant vous. Le feu, la glace, le vent… autant d’éléments à dompter pour se faire respecter une bonne fois pour toute.
Mais il ne faut pas s’y tromper. Derrière cette apparente simplicité enfantine et ses graphismes mignons dignes d’une Megadrive, SpellSword se révèle être terriblement exigeant. Les premiers niveaux ne sont qu’une mise en bouche et il faudra passer un nombre d’heures conséquent afin de faire évoluer ses pouvoirs, sa force et son matériel de combat. Comme tout bon RPG, il faudra dépenser à bon escient des rubis pour acquérir le petit objet magique qui fera la différence pour gagner. Enervant sous certains aspects, la faute à une difficulté redoutable, SpellSword vaut toutefois son investissement peu coûteux, pour peu qu’on ait encore la nostalgie des jeux à l’ancienne, à la fois exigeants et sympathiques.
SpellSword, éd. Everplay interactive, sur iPhone et iPad, 0,79 euros.
